Longtemps considérée comme une démarche de techniciens, le Design to Cost a désormais acquis ses lettres de noblesse et fait aujourd'hui partie de l’arsenal de création de valeur des équipes dirigeantes. Sans prétendre au définitif, ni à l’exposé magistral, nous nous proposons de recenser les clés qui garantissent la performance de cette démarche.


Le Design to Cost se propage et mûrit sans tapage. Il donne lieu au développement de multiples variantes et extensions, la plus probante étant sans aucun doute le Re-Design to Cost. Issu de l’Analyse de la Valeur née aux États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce aux efforts de M. Lawrence Delos Miles, Ingénieur à la General Electric, il s’est développé chez Toyota il y a plus de quatre décennies, dans le sillage du Lean Management. Aujourd’hui, le Design to Cost fait partie intégrante de l’arsenal de maîtrise des coûts des Directions Générales et des Directions de Programmes dans la quasi-totalité des secteurs manufacturiers. Cédant aux sirènes du marketing, et s’émancipant de l’image surannée de l’Analyse de la Valeur, il a su se relooker régulièrement : Design to Market, Lean Design, Design to Value, Design to Total Cost of Ownership, voire Lean Engineering. Au-delà de ces diverses appellations, il nous apparaît important de s’interroger sur la pertinence de l’approche et sur son potentiel face aux défis de compétitivité d’aujourd’hui.



